dimanche 27 février 2011

Ne pas succomber....trop vite

"oh ça va! Pas la peine de me regarder comme ça!
T'as pas vidé le ballon d'eau chaude j'espère?"

lundi 21 février 2011

En Suce'tentation













Il est de ces gourmandises qui fondent dans la bouche, pas dans la main...
Il en est d'autres auxquelles il suffit de toucher de nous le bout et les sens une seule fois, pour imprégner notre être à jamais. Notre épiderme devient émo-derme, il fait sienne chacune des sensations...et fondent dans la bouche et dans la main.
C'est la seule gourmandise à laquelle on donne rendez-vous. Un jour, à un heure précise, on s'arrête d'être et d'avoir, on accueille cette gourmandise qui naît, grossit et déteint sur nous. La fractale est alors entière et les contingences oubliées, l'univers est debout et l'infini tient dans l'instant. On se dit, être, c'est avoir envie.

Cette gourmandise me fait synesthésique. J'inverse et fusionne les sens pour te voir et t'avoir, pour gouter de toi le su et l'inconnu, pour subtiliser de tout ton être le du, le nu, le bu et l'indu.
Ton sexe devient un son, ton goût m'arrive comme une couleur, ton parfum m'est murmuré. Je touche ta voix des mains et caresse ton odeur. Chacun de tes sens peut nourrir chacun des miens. Le plaisir est intense, la délivrance est totale et ma bouche s'abreuve et s'enivre.
Ces instants-paradoxes qui font de nous des "tout" puis des riens, mettent l'univers au pied d'une lèvre ou en font un mouvement subtil de la langue qui vaut l'univers. Ces moments sont des instants de vie, ou des vies dans l'instant. Ils ont leur éternité propre. Les étreindre c'est ne jamais s'éteindre !

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Cette photo a, par ailleurs, fait l'objet d'un défi lancé par l'Effrontée.
Elle devait érotiser le mot "Gourmandise". Voir les autres défis ici.



lundi 7 février 2011

Profil libertin




Il est de ces soirs où les rencontres sont propices, où l'envie est plus forte.
Il est de ces soirs où nous avons les mots pour suggérer, les mots pour partager.
Il est des mots qui ont besoin de s'habiller de nuit, comme vos deux corps qui savent se suggérer publiquement et se donner pudiquement.


Une faille dans le temps s'est créée entre notre arrivée dans ce lieu et tous les avants, et les après possibles et probables. Cette faille avait le feu pour parfum, et chacun de ses yeux offrait un horizon différent comme pour ne jamais cesser d'osciller, peut-être pour ne rien rater de vous ou pour être fou et verser, comme vous, dans le trop de vie, l'insatiable envie.


Pour vous et par vous est née cette idée d'une vie de profil. Une posture dans laquelle les autres sont là, dans le champ visuel, ils bordent le regard, ils le délimitent. 
Dans la vie de profil, les autres ne cachent pas l'horizon, mais le partagent. Rien n'est imposé, rien n'est évident, on se retourne pour les voir, on cherche une ou deux mains pour les sentir et les saisir...
Dans la vie de profil, seuls comptent les mots, les sensations, les senteurs.


La vie de profil offre la face comme récompense, comme royaume des sens. Dans ce cas, on sort de son profil, on se saisit des autres, on pétrie les envies, on amoure les corps, on pénètre les fantasmes de face, objets de la verticale ou réceptacles à l'horizontal, subissant des assauts incessants et indécents... 
Les fantasmes sont alors les premières victimes car des jeux qui font bander la peau et lui font supplier le plus, les poignets se nouent d'eux-mêmes, les coudes épousent le plat du sol ou du bois, et les voix s'élèvent au rythme des à-coups et des lenteurs.

Vide du monde et avide de vous, je vous écris comme je vous regarde, un oeil pétri de poésie, l'autre dans l'obcession de vous !



samedi 5 février 2011

Saturday night fever

Tu rentres ce soir un peu avant minuit, me dis-tu ?

Je t’attendrai.
Je t’attendrai dans notre temple divin où les encens brulent, où les offrandes abondent et où les nuits sont éphémères.
Je te donne rendez-vous en dehors du temps et de l'espace. Toutes envies dehors, je t'attendrai sur le lit de notre parenthèse de temps.

Je serai dans mes hauts souliers, colonne de luxure soutenant le palais des merveilles. Un sourire radieux de retrouvailles d’abord et cette caresse partant de la naissance de ta bouche jusqu'au lit de ta nuque afin que les peaux s’embrassent et se souviennent.
Je veux un moment d’assise pour saisir de toi la senteur, les silences et ce regard de prédation qui lèche l’air et aiguise les appétits.

Nos retrouvailles seront emplis de maux avalés qu'il faudra bien restituer à coup de coups, de bouts induits et introduits, de bouche révolutionnaire… trop polie pour se révolter la bouche pleine.

Je serai suppliante pour te subir du bas, saisissante pour te voler à l'instant, imposante pour dresser de toi la pose et la prose, partante pour être ton objet dansant.
Pour me venger de ta longue absence, je te traiterai mal et te maltraiterai bien, te consommerai comme le corps d'un mille feuille trop dur pour être bu, trop mou pour être croqué, alors on lèche, on s'en met partout, on suce les doigts et s'assure d'avoir tout avalé! 





Oui !
Lève haut les voiles, brandis donc ton étendard que je puisse te voir arriver de loin !
Tu seras conquérant pour coloniser mes portes et immaculer de blanc mon doré de peau ! 

Rentre vite ! 

Ton aiman-T


copyright photographie Miss Buffet Froid

vendredi 4 février 2011

Course libre



Seule dans le vestiaire, j'entends les trompettes au loin qui sonnent le début des hostilités.
Rituel en acte où le raseteur doit effronter la bête. Quand j'entrerai dans l'arène, il devra faire preuve d'habilité pour décrocher ce qui dissimule mes attributs. 
Soies et dentelles ont été soigneusement sélectionnées pour ne pas rendre la tâche facile... 


Torse nu mais blanc de chair, crochets affutés, odeur charnelle de la tension palpable, mon tempérament de taurine ne se laisse pas dépasser. 
Razets, baisers, gland exhibé, cornes frôlées, coup de b-arrière, la course est haletante. La sueur ruisselle sur les ficelles qui se délient au fur et à mesure que les langues se dénouent.


L'intensité du combat atteint son paroxysme quand le razeteur stop net son chevauchement avec ma peau de bête.
Razeteur habille mais néanmoins, vaincu. Ma cocarde, elle, est toujours en place. 


Musique de Bizet, extraits de Carmen, je retourne vaillamment au vestiaire après avoir défendu avec succès une partie de mes charmes attributs. 

jeudi 3 février 2011

Faites place au Baristas

Texto de lui:
Il n'y a pas 5 minutes, le Baristas (encore un nom à la con!) arrive poussant son caddie.
Je lui demande : "La commande se prend dans ce sens?"
Il me répond : "Vous pouvez me prendre des deux côtés!"


J'adore! ... Mais je me place où dans cette affaire, chéri?